
Pour assister à cette conférence de presse, les journalistes sont priés d’adresser un email avec leur nom et leurs coordonnées professionnelles à press@oiv.int
Date : jeudi 20 octobre 2016
Heure : 11h00
Lieu : Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV), 18 rue d’Aguesseau, Paris 75008 Métro Madeleine ou Concorde


Le 24 septembre 1716, le Grand Duc de Toscane Cosimo de Médicis édictait les premières règles de délimitation du Chianti. Trois siècles plus tard, plus de 150 spécialistes du droit de la vigne et du vin provenant de 5 continents ont participé à la 34ème conférence internationale de l’Association Internationale des juristes du Droit de la Vigne et du Vin (AIDV) en Toscane autour du thème « Les outils juridiques pour la protection des opérateurs locaux dans un marché vitivinicole globalisé ».
Dès l’ouverture de ces deux jours de réflexions et de débats, le Directeur général de l’OIV a rappelé les chiffres qui marquent la globalisation du monde du vin où plus de 2 bouteilles de vin sur 5 ont franchi une frontière avant d’être consommées, soit plus de 100 millions d’hectolitres sur les 270 millions d’hl produits dans le monde. Jean-Marie Aurand a salué l’activité et le réseau de l’AIDV dans une trentaine de pays qui fournit une large contribution intellectuelle aux travaux de l’OIV au travers son statut d’Observateur. Parmi les participants à la Conférence, M. Aurand a salué trois professeurs de droit, lauréats de 3 Prix de l’OIV en 2016, Richard Mendelson, Kensuké Ebihara et Théodore Georgopoulos.

De gauche à droite : Jean-Marie Aurand - Directeur général OIV, Jean-Paul Thuillier - représentant permanant de la FRANCE à l’OMC, John Barker – avocat-consultant Nouvelle-Zélande, Tom LaFaille – Vice-Président du Californian Wine Institute, Nicolas Ozanam – Délégué général Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux.
Au cours des diverses sessions qui ont traité des « grands accords régionaux » et leur impact sur le marché du vin ; des entraves à la concurrence dans le marché du vin ; des obstacles et difficultés inattendus liés à l’acquisition et vente d’entreprises viticoles ; du règlement des différends publics et privés dans le secteur du vin ; du financement, de la structure et du rôle des différents groupes de producteurs, des indications géographiques et de la notion de « consommateur moyen » ou encore des outils méconnus par le secteur vitivinicole comme le droit des obtentions végétales ou la protection des pratiques œnologiques, les avocats, magistrats, professeurs et professionnels présents ont souvent insisté sur les particularismes liés à la territorialité du vin qui permet de maintenir, voire de développer l’approche locale dans un monde global.
De Vienne, en Autriche - où il a été élu-, à Sienne, en Italie où il achève son mandat, le Président de l’AIDV, l’avocat d’origine néerlandaise Rein-Jan Prins a su dynamiser l’AIDV qui compte près de 350 juristes qui forment le plus important forum d’études comparatives et de débats dans les domaines du droit de la vigne et du vin. Le cadre grandiose offert par la Ville de Sienne et son Université ont permis la tenue de débats de très haut niveau qui ont été ponctués par la découverte des joyaux de la Toscane grâce aux dégustations organisées magistralement par l’Enoteca Italiana, le Consorzio du Chianti Classico et le Consorzio de la Vernaccia de San Gimignano.

Giacomo Bassi, Maire de San Gimignano ; Rein-Jan Prins, Président AIDV ; Letizia Cesani, Présidente du Consorzio; Stefano Campatelli, Directeur du Consorzio.
Le Président de l’AIDV a souligné l’importance pour les juristes du vin, qu’ils viennent de pays de viticulture millénaire ou plus récente, de se confronter à la réalité de territoires qui ont été formés par l’activité économique de la vigne et le vin. Du Castello de Brolio de la famille Ricasoli, berceau pluri-centenaire du Chianti, à la Cantina Antinori, chef d’œuvre de l’architecture contemporaine, Rein-Jan Prins a salué ces trois siècles qui illustrent parfaitement le thème de la Conférence de l’AIDV ou comment un produit local et délimité a su se forger une réputation internationale et un marché mondial.


Né le 9 mai 1945 à Plop, Donduseni, il a consacré sa vie au développement de la vitivinicuture en Moldavie en formant notamment de nombreux étudiants. Il a été l’auteur du premier manuel sur la vinification destiné aux étudiants en œnologie de l’Université Technique de Moldavie ainsi que l’auteur du premier dictionnaire de terminologie vinicole en République de Moldavie. Le Dr. Rusu a été le co-auteur de la Loi sur la Vigne et le Vin ainsi que le promoteur du concept des vins d’appelation d’origine controlée (AOC) en Moldavie. En tant que Secrétaire de l’Union des Œnologues de Moldavie il a œuvré pour la production de vins de qualité. Il a été membre de la délégation moldave auprès de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin pendant de nombreuses années. Les résultats de ses recherches ont fait l’objet de plus de 150 travaux scientifiques y compris 7 livres, 5 monographie, 25 brevets scientifiques.
L’OIV salue la mémoire du Professeur Emil Rusu et présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.


Après une introduction à l’OIV et à ses activités par les différents chefs d’unités, ils ont été accueillis par le Directeur général Jean-Marie Aurand qui a insisté le caractère original de cette formation et les opportunités qu’elle offre grâce au réseau d’universités et d’entreprises associées.
La spécificité de la formation est d’être à la fois mono-sectorielle, multidisciplinaire, itinérante, internationale, expérientielle et de disposer aujourd'hui d'un des réseaux les plus développés du monde du vin. Depuis 1987, près de 500 acteurs et décideurs du monde du vin ont suivi cette formation.
Avant que cette promotion ne quitte le siège de l’OIV, Jean-Marie Aurand a souligné la dimension internationale qui s’exprime à travers un cursus qui emmène chaque année les étudiants à la découverte de plus de 20 pays clés de la planète vin, répartis sur les 5 continents.


En tant qu’organisme intergouvernemental à caractère scientifique et technique de compétence reconnue dans le domaine de la vigne, du vin, des boissons à base de vin, des raisins de table, des raisins secs et autres produits issus de la vigne, l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) accorde un intérêt particulier à la pleine compréhension des opportunités et défis potentiels associés à la science émergeante qu’est la biologie synthétique.

Dans ce contexte, l’OIV a invité le professeur Sakkie Pretorius (Université de Macquarie, Sydney, Australie) à donner une conférence spéciale consacrée au thème : « La génomique synthétique ouvre de nouveaux horizons pour les levures œnologiques » (« Synthetic genome engineering forging new frontiers for wine yeast ») à l’occasion d'une session conjointe de plusieurs commissions tenue le 4 avril 2016. Cette conférence a été très bien accueillie et a suscité l’intérêt des participants à engager de manière proactive tous les acteurs de la filière vitivinicole mondiale : chercheurs, professionnels du secteur, décideurs politiques, régulateurs, observateurs et consommateurs dans la voie d’un dialogue constructif autour des défis, opportunités et conséquences potentielles émanant de la biologie synthétique.
Afin d'étayer ce débat important, le professeur Pretorius a pris l'initiative d'élaborer un article de synthèse complet sur la question.
Cet article a été publié dans un journal à comité de lecture, Critical Reviews in Biotechnology, et constitue une publication en libre accès pouvant être téléchargée gratuitement au format PDF :
