
Depuis l’adhésion de l’Azerbaïdjan à l’OIV en 2013, les relations se sont renforcées au plus haut niveau entre ce pays de tradition viticole millénaire et l’OIV. Dans ce cadre, le directeur général de l’Organisation a reçu le ministre azerbaïdjanais de l’Agriculture à la tête d’une délégation de producteurs venus présenter leurs vins à la presse et aux professionnels du secteur.

Jean-Marie Aurand s’est félicité de la coopération entre l’Azerbaïdjan et l’OIV. Le directeur général a souligné que l’OIV était intéressée par l’amplification de la coopération avec l’Azerbaïdjan et des échanges techniques et scientifiques avec les experts azerbaidjanais lors des réunions de l’OIV.
« Le développement de la filière viti-vinicole est l'un de nos objectifs principaux. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev attache une importance particulière à ce domaine. Un programme d'État sur le développement de la viticulture a été adopté en Azerbaïdjan », a fait savoir M. Inam Karimov, ministre azerbaïdjanais de l’Agriculture, lors de son entretien avec le directeur général de l’OIV.

M. Inam Karimov a abordé l’importance du renforcement de la coopération étroite et de la communication avec les experts de l’OIV, du soutien au développement de la filière viti-vinicole, de la participation d’étudiants azerbaïdjanais à différents niveaux d'enseignement et aux bourses offertes par l'OIV.
A l’occasion de la dégustation, M. Elchin Matadov, président de l’association des producteurs et exportateurs de vins a rappelé l’histoire de la viticulture de son pays et son développement actuel avec des plantations annuelles de 500 à 800 hectares.

Avec 282 millions d’hectolitres (Miohl), la production vitivinicole 2018 est l'une des plus hautes depuis 2000.
- En Europe : l’Italie (48,5 Miohl), la France (46,4 Miohl) et l’Espagne (40,9 Miohl) enregistrent des niveaux de production très élevés. L’Allemagne (9,8 Miohl), la Roumanie (5,2 Miohl), la Hongrie (3,4 Miohl) et l’Autriche (3,0 Miohl) prévoient aussi des récoltes dépassant leur moyenne quinquénale. Le Portugal (5,3 Miohl) et la Grèce (2,2 Miohl) sont les seuls pays dont la production baisse par rapport à 2017.
- Depuis trois ans le niveau de production des Etats-Unis (23,9 Miohl) est stable
- En Afrique du Sud la sécheresse a fortement impacté la production 2018 (9,5 Miohl)
- En Amérique du Sud les niveaux de production sont très élevés. En Argentine (14,5 Miohl) la production vinifiée augmente de 23% par rapport à l’année précédente et au Chili (12,9 Miohl) elle croit de 36%. Le Brésil (3,0 Miohl) atteint un niveau élevé, même si sa production baisse par rapport à la très forte production 2017
- La production de vin australienne (12,5 Miohl) diminue par rapport cela de l’année précédente et la production de la Nouvelle-Zélande (3,0 Miohl) reste à un très haut niveau.


Ce concours placé sous le patronage de l’OIV est organisé par la Commission Nationale du Pisco présidée par le vice-ministre de la Production, M. Javier Enrique Dávila Quevedo, qui rassemble des représentants des pouvoirs publics et du secteur privé (producteurs et entreprises de Pisco).

Une centaine de producteurs ont présenté plus de 300 échantillons de Pisco à cette compétition qui vise à promouvoir le Pisco et l’image de qualité de l’appellation d’origine dont il bénéficie.
Le Pérou compte 520 producteurs de Pisco pour une production annuelle comprise entre 6 et 8 millions de litres.
Huit variétés de raisins (Quebranta, Negra Criolla, Mollar, Uvina, Italia, Torontel, Moscatel et Albilla) et les assemblages (acholados) déterminent une grande diversité de Pisco et sont à l’origine de la forte typicité des productions.
Cing régions (Lima, Ica, Arequipa, Moquegua et Tacna) produisent du Pisco au Pérou, jusqu’à présent principalement consommé dans le pays mais avec un développement des exportations croissant au cours de dernières années.
Rencontres avec des représentants des pouvoirs publics
Au cours de son déplacement, Jean-Marie Aurand a eu un entretien avec le vice-ministre de la Production, M. Javier Enrique Dávila Quevedo, puis avec le ministre Raúl Pérez Reyes. Ceux-ci ont confirmé l’attachement de leur pays à l’OIV et se sont félicités de la qualité des relations entretenues da part et d’autre.

Outre ces entretiens, plusieurs rencontres avec des représentants des pouvoirs publics : Ministère des Relations Extérieures, Institut National de la Défense de la Concurrence et de Protection de la Propriété Intellectuelle (INDECOPI), Commission de Promotion du Pérou pour les exportations et le Tourisme (Promperú) ainsi que du secteur privé : Société Nationale des Industries (Comité Vitivinicole) ont permis au directeur général de l’OIV de mieux expliquer le rôle et les missions de l’Organisation et de répondre aux différentes questions sur les grandes tendances du marché des vins et spiritueux.


Placé sous le haut patronage de l’OIV, ce colloque organisé par la Société des Experts Chimistes de France (SECF) et l’Association des Laboratoires d’œnologie du Portugal (ALABE) s’est focalisé sur les évolutions en matière de techniques d’analyses, de normes et de méthodes permettant et garantissant l’identification et l’authentification des vins et spiritueux.

Les techniques et outils concourant à assurer la traçabilité des produits vinicoles ont pour objectif de mieux préserver l'authenticité et la qualité des vins, notamment vis‐à‐vis des contrefaçons et de la fraude.
La traçabilité est envisagée au sens très large et concerne aussi bien la viticulture que le processus de vinification, le produit lui-même, son emballage, et sa distribution.
Cette année, l’accent a été particulièrement mis sur l’analyse isotopique du vin, la traçabilité du liège et du verre des bouteilles.
Wine Track® 2018 a été une occasion unique d’échanges entre scientifiques, fournisseurs de matériel et d’équipements sur la situation et les moyens actuellement disponibles pour garantir l'authenticité et la traçabilité des produits du secteur et anticiper de nouvelles solutions.
L’importance de garantir l’authenticité et la traçabilité des produits vitivinicoles
Le coordinateur scientifique de l’OIV, Jean-Claude Ruf, a souligné l’importance de garantir l’authenticité et la traçabilité des produits vitivinicoles dans un marché de plus en plus globalisé.

Crédit photo : ALABE.
Par ailleurs, il a détaillé les actions que l’OIV a déjà engagées dans ce domaine notamment à travers l’établissement de normes internationales relatives à :
- La définition des produits.
- Les pratiques œnologiques et notamment la prise en compte de la sécurité du consommateur et du maintien du caractère authentique des vins et ses qualités organoleptiques
- Les règles d’étiquetage
- La mise en place de normes de traçabilité.
- La mise en place de normes analytiques afin de contrôler cette traçabilité et cette origine.

Crédit photo : ALABE.
A l’issue du colloque, il est convenu que la prochaine édition de Wine Track® se déroulera dans la région de Champagne (France) en 2019.

Comme l’a indiqué le ministre Ouzbek des affaires étrangères, Abdulaziz Kamilov, l’Ouzbékistan souhaite par cette adhésion contribuer aux efforts engagés par le gouvernement pour développer un secteur vitivinicole en pleine mutation et qui fait l’objet d’un plan de développement promu par le président de la République.
Lors d’un échange avec l’ambassadeur d’Ouzbékistan en France, le directeur général de l’OIV s’est félicité de l’entrée de ce pays qui est le plus important producteur de raisins d’Asie centrale et un des leaders en terme d’exportation de raisins frais.
Jean-Marie Aurand a également rappelé que la réception officielle de ce nouveau Membre se ferait lors de l’Assemblée générale de l’OIV à Punta del Este le 23 novembre prochain.
La production de raisins en Ouzbékistan
La production de raisins frais est principalement concentrée dans le sud du pays, Samarkand, les régions du Surkahandarya et la vallée de Ferghana grâce à la longue période chaude qui s’étend du printemps à l’automne et facilite la production d’une quarantaine de variétés différentes. Les variétés principales utilisées sont le Soyaki et le Bayan-Shirin (mousseux et brandies), le Saperavi et le Rkatsiteli (vins tranquilles) et le May Black, le Rosy Muscat et l’Hindogni (vins de dessert). Pour la consommation en raisins frais les plus populaires sont le Khusayni, le Rizamat, le Kishmish et le Damskiy palchik.
Dans le cadre du plan gouvernemental de développement, le vignoble s’est accru atteignant 133000 hectares (2013) pour une production de raisins de près de 1322000 tonnes (2013) et continue sa croissance avec de nouvelles plantations.
73% de la production est consommée localement sous forme de raisins frais, 4% est exportée. Le reste, 23% est utilisé pour la production de jus de raisins, de vins et de brandies. La plus grosse entreprise du pays est la compagnie Uzvinsanoat qui regroupe 120 entreprises de transformation dont 83 caves qui utilisent près de 215000 tonnes de raisins.
L’Ouzbékistan produit près de 60000 tonnes de raisins secs par an dont la moitié est exportée.
