
Depuis l’adhésion du Liban en 1996, Serge Hochar a été un acteur majeur pour la rénovation et l’évolution du secteur vitivinicole du Liban en relation étroite avec l’OIV.
Chef de la délégation du Liban à l’OIV pendant une quinzaine d’année, il a également été l’un des artisans de la création de la Loi viticole du Liban en 2000, fondateur et Président de l’Union viticole du Liban et plus récemment président de l’Institut de la Vigne et du vin, il a su positionner les vins du Liban sur la scène internationale, ambassadeur infatigable au service d’une passion et d’une vision de la viticulture de son pays.
Jean-Marie Aurand, Directeur Général de l’OIV, qui a visité le Château Musar avec Serge Hochar en septembre dernier lui a rendu hommage en soulignant « sa vision philosophique de vins qui resteront un témoignage vivant de sa passion ».


M. Aurand a saisi cette occasion pour se féliciter des excellentes relations qui existent avec les Autorités italiennes et du très haut niveau de participation des experts de la délégation italienne au sein des instances techniques et scientifiques de l’OIV, soulignant qu’une des quatre commissions de l’OIV en charge des questions économiques et juridiques était actuellement présidée par le Prof. Eugenio Pomarici.
Le Directeur Général de l’OIV a également salué l’activité déployée au profit de l’Organisation par son prédécesseur, l’italien Federico Castellucci et il a présenté à l’Ambassadeur d’Italie les axes stratégiques qui seront développés dans les cinq prochaines années. S.E. M. Checchia a rappelé l’importance du secteur vitivinicole pour son pays et a assuré le Directeur Général de l’OIV du soutien de l’Italie pour la mise en œuvre de ces orientations stratégiques auxquelles son pays a largement contribué.


Cette accélération est à relier non seulement à la mondialisation de la consommation, mais également à la constante augmentation du nombre de pays producteurs.
Dans ce contexte, où se développe une concurrence entre les pays, il est primordial de définir les caractéristiques des produits vitivinicoles et de leurs spécifications, de promouvoir les bonnes pratiques réglementaires afin d’assurer la loyauté des échanges, l’intégrité et la pérennité des différents produits viticoles sur le marché mondial.
Il est important de répondre aux attentes des consommateurs en matière de qualité des produits, de protection de la santé et de l’environnement et d’information sur les produits vitivinicoles tout en maintenant un marché mondial du vin durable.
L'OIV a une position principale pour fournir aux pays producteurs et consommateurs de vin des informations pour élaborer des règlements vitivinicoles qui minimisent les obstacles au commerce, promeuvent la production durable et protègent les consommateurs. L'OIV doit s'assurer que son travail est basé sur des données scientifiques solides. Par conséquent, une actualisation des résolutions est un aspect important du travail de l'OIV.
Les enjeux liés à la culture de la vigne et aux produits qui en sont issus en termes commercial, économique, environnementaux, territoriaux et sociétaux sont considérables. L’OIV doit fournir son expertise et ses conseils en temps opportun sur ces sujets.

Le Plan stratégique 2015-2019 a pour ambition de répondre au mieux à ces différentes préoccupations. Il s’inscrit dans la continuité du dernier plan stratégique (2012-2014), durant lequel une soixantaine de recommandations incluant des pratiques œnologiques, des méthodes d’analyse et des recommandations en matière viticole ont été évaluées par une communauté d‘experts internationaux et adoptées par les pays membres. De nouvelles catégories de produits vitivinicoles ainsi que leurs règles de présentation ont été également définies et adoptées.
Véritable feuille de route, le plan quinquennal 2015-2019 s’articule autour de cinq axes stratégiques suivants :
1-Promouvoir une vitiviniculture durable
Dans le cadre du développement du vignoble et des évolutions de la viticulture conventionnelle, l’OIV entend promouvoir une viticulture durable. A cette fin, l’OIV prend en compte les défis du changement climatique ; caractérise et évalue les principes et les méthodes de production des raisins, vins et autres produits et analyse leur efficacité économique tout en considérant les pratiques des entreprises en matière de responsabilité sociale. L’OIV veille à protéger et optimiser l’utilisation des ressources naturelles et la durabilité des terroirs viticoles.
2-Etablir les règles d’authenticité des produits vitivinicoles et promouvoir les bonnes pratiques réglementaires
Dans l’objectif de catégoriser les produits vitivinicoles, l’OIV promeut les principes de bonnes pratiques réglementaires et élabore des recommandations en matière de pratiques œnologiques, de méthodes d’analyse. L’OIV définit les formations professionnelles du secteur.
3-Appréhender les évolutions du marché et la dynamique de la filière
Dans le contexte de la croissance des échanges internationaux dans le secteur vitivinicole et afin de comprendre la dynamique de la filière, l’OIV développe des systèmes d’échange de données et d’analyse statistique et facilite l’identification des tendances des marchés au travers de la chaine de valeur.
4-Participer à la sécurité du consommateur et prendre en compte ses attentes
Sur la base d’évaluation et d’avis scientifiques, l’OIV participe à la sécurité sanitaire des produits vitivinicoles. Elle évalue les technologies innovantes et les aspects physiologiques et nutritionnels liés à la consommation des produits vitivinicoles ainsi que les facteurs socio-comportementaux. L’OIV tend également à assurer la cohérence au niveau de la traçabilité et de l’étiquetage.
5-Renforcer la coopération internationale et la gouvernance de l’OIV
En sa qualité d’organisation intergouvernementale, l’OIV favorise la coopération internationale et la participation à ses travaux des Etats et des Observateurs. L’OIV facilite la production scientifique, en la valorisant par une communication adaptée.
Ce plan stratégique 2015-2019 est mis en œuvre selon un programme de travail ajustable annuellement qui est développé par le Comité Scientifique et Technique, les différentes Commissions, Sous-commissions et groupes d'experts et adopté par le Comité exécutif.

A l’issue de sa première année de mandat, Jean-Marie Aurand a fait le bilan de 2014, soulignant d’abord que «la famille de l'OIV s'est agrandie puisque nous comptons un nouvel Etat membre : l'Arménie, qui a rejoint l'Organisation après l'Azerbaïdjan en 2013 et l'Inde en 2012. C’est le signe que l'Organisation est attractive et a une bonne image ». Avec le souhait que se concrétisent les négociations pour de futures adhésions en 2015, le directeur général a rappelé que « les Etats-membres représentaient actuellement près de 85% de la production et 80% de la consommation mondiale de vin ».

Ensuite, Jean-Marie Aurand s’est félicité du succès du 37ème Congrès Mondial de la Vigne et du Vin, en novembre 2014, à Mendoza, Argentine. « Un congrès mémorable qui a rassemblé plus de 1000 participants au cours duquel plus de 500 communications scientifiques ont été présentées ». Egalement, à cette occasion, l’Assemblée générale a adopté le plan stratégique 2015-2019, véritable feuille de route de l’Organisation pour les 5 ans qui viennent. « Ce plan prend en compte les grandes évolutions du secteur vitivinicole : un marché qui se globalise et s'internationalise de plus en plus, (sur 5 bouteilles de vin consommées dans le monde 2 sont importées) une concurrence accrue, des nouvelles attentes des consommateurs et des citoyens », selon le directeur général.
Dans ce contexte « il est important de définir de bonnes pratiques, des règles qui permettent de maintenir la stabilité et la qualité des produits afin d'assurer la loyauté des échanges et de répondre aux attentes du consommateur en matière de qualité du produit, de protection de la santé et de transparence. Par ailleurs, ce plan stratégique intègre les nouveaux enjeux tels que l’impact du changement climatique, ou la promotion d’une vitiviniculture durable. [Plan stratégique 2015-2019]
Un autre fait marquant cité par Jean-Marie Aurand concerne «les efforts faits pour améliorer et moderniser le fonctionnement de l'Organisation. Il s’agit, par exemple, de la faculté ouverte aux experts de l'OIV, pour la première fois, de valoriser leurs présentations et leurs travaux chez un éditeur scientifique » [OIV-EDP Sciences], ou encore de l’enrichissement des informations et des présentations des données statistiques du secteur vitivinicoles.
Le directeur général de l’OIV a par ailleurs rappelé que 2015 verra l'élection d'un nouveau président de l'Organisation ainsi que de nouveaux présidents des commissions et sous-commissions, à Mayence, en Allemagne où se déroulera le prochain congrès de l'OIV, du 5 au 10 juillet, congrès pour lequel l’appel à communications scientifiques a été lancé et laisse augurer d’un grand succès. [38eme Congrès Mondiale de la Vigne et du Vin]. Il a également annoncé la refonte du site web de l’OIV et la modernisation des systèmes d’information.

Jean-Marie Aurand a donné rendez-vous aux experts qui seront présents aux réunions de Paris en avril afin de mettre en œuvre le programme de travail 2015 qui s’annonce riche et dense. Il a souligné la qualité de leur travail et les a remercié pour leur forte implication.

Principalement à base d’hybrides tels que le Solaris, l’Hybernal ou le Maréchal Foch, la viticulture se développe dans la région de Zielona Góra et dans l’ouest du pays, Wroclaw au sud-ouest, Kraków au sud, la région de Podkarpacie et de Kazimierz Dolny au sud-est. Par ailleurs la consommation connait également une croissance ces dernières années en passant d’1,4 litres par habitant à 2,4.
Après avoir rappelé les objectifs et les missions de l’OIV, M. Jean-Marie Aurand a souligné l’intérêt pour la Pologne de rejoindre la grande famille de l’OIV, tant en qualité de pays producteur avec des conditions climatiques spécifiques, qu’en qualité de pays consommateur s’intéressant de plus en plus à la culture du vin.
L’Ambassadeur de Pologne a indiqué qu’il prendrait les contacts utiles avec le Ministre de l’Agriculture polonais afin que la possibilité d’une adhésion à l’OIV puisse être envisagée dans les meilleurs délais.
